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    Ce monde amer

     

     

    Ce monde amer, Yves Drolet

     

    Là-bas coule le fleuve des eaux sales de ce monde amer

     

    Remplis de toutes leurs misères

     

    Toi qui me regarde

     

    Toi qui m’écoute

     

    Toi

     

    Sois

     

    Et ne soit pas acariâtre devant ce qui se dévoile à tes yeux

     

     

     

    Là coule la mer

     

    L’infini immense des êtres et des hommes

     

    L’infini de ce qui est et devrait être

     

    Et qui n’est pas

     

    Et qui ne sera jamais sans toi

     

     

     

    Sois

     

    D’un seul geste

     

    D’une seule foi

     

    D’un seul peuple

     

    D’un seul regard

     

    Car tout passe

     

    Si tu te tiens droit et ne bronche pas…

     

     

     

    Tout est pour celui qui se tient là

     

    Qui ose le geste

     

    Sois

     

    Et ose

     

    L’infini attend ton pas.

     

     

     

    J’ai affronté la pierre

     

    J’ai labouré la terre et elle fut

     

    Et je suis devenu

     

    J’ai contemplé le ciel et l’ai désiré

     

    Et il fut en même temps que moi.

     

    J’ai cru en dieu et il a cru en moi

     

    Et ensemble l’univers fut en même temps que moi.

     

     

     

    Et toi

     

    À ton tour sois !

     

    Ose

     

    Les fleuves de ce que nous avons été s’épuisent

     

    Reste ça et là quelques pierres

     

    Que nous n’avons pu emportés

     

    Nous qui avons cru…

     

     

     

    …..

     

     

     

    Il reste toi…

     

     

     

    Sois et le ciel te suivra !

     

     

     

    Aime le

     

    Il t’aimera !

     

     

     

    …….

     

     

     

    Ne fait comme nous

     

    Nous ne l’avons pas aimé...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yves Drolet

     

    dimanche 24 février 2019

     

     

     

    fallen leaves mp3

     

     

     

     

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    L'Esprit du vent du Nord ou Chiiwaatinisuw*

    (Titre original 2009)

     

    Nord du Nord, fenêtre du temps, pad

    (Rails vers Shefferville & Kawachikamac)

     

    Ma selle du soir est de  fer

    Sous moi mer et terre

     

    Ne sont plus que cratères

     

    Tantôt Déserts de Noir

     

    Tantôt Bancs du désespoir

     

    C'était quand l'été

     

    Avant que février

     

    M'emporte en cette contrée

     

    Que les Dieux semblent oublier

     

    Harfang du Nord

     

    Vire de bord !

     

    Ce monde est crucifié

     

    Dans ses plaies meurent l'Humanité

     Que le Temps a délaissée 

     

    De la pierre de la nuit

    Cristaux des dieux

    Les diamants bleus

    Surgissent des limons vaseux

    Pour aux doigts du ciel

    Miroiter les glaciers blancs

    Apothéose de feux roulants

    Immenses conquérants

    A l'assaut de ce qui reste du Temps

    De ce monde en suspend

    De cet Arctique de la mort



    Dehors le froid mord

    Brise les corps

    Qui auront oublié

    Que le visage est un péché

    Au Nord du Nord à révéler

    Sanguinaire amoureux

    Lacérant la vie bienheureuse

    Osant offrir ses lèvres et chairs généreuses

    À son baiser sulfureux

    Son souffle des abysses

    Où ne peut vivre qu'un Antéchrist
     

     

     

     

    Une tentacule traverse la Toundra

     

    La Bête étend son bras

     

    Jusqu'aux eaux de l'au-delà

     

    Pour y puiser le lait de ses cauchemars

     

    Y laisser les os du corps

     

    Sucer le Blizzard

     

    Et revenir gifler de mauvais sort

     

    Tout ce qui faiblit et se tord

     

    D'un trop grand effort

     

    Dehors ! Dehors ! Nous ne sommes pas mort !

     

    Lumière des vivants

    Sur nous qui descends

     

    Les ténèbres chassant

     

    Repousse le Méchant

     

    Aux tréfonds de son Néant

     

    Consume-le de tes feux ardents

     

    Pour que sur sa dépouille et ses haillons

     

    Croissent les Fines Fleurs de ma Nation

     

    Qu'elles y honorent ton Nom

     

    Y bâtissent le Pays de ta Vision

     

     

    Ton Rayon sera leurs légions

     

    Les montagnes s'écarteront

     

    Les glaciers s'écartèleront

     

    Pour les conduire à la Maison

     

    Là où les pierres sont Agapes

     

    La neige Alluvions

     

    La terre Agave

     

    La mer Matrice

     

    L'Ariette bleue purificatrice.

     

    Du bois ils ne prendront

    Que la Stère de leurs maisons

     

    De la terre ne feront que Moissons

     

    De la pierre le Marbre de la Culture

     

    De la Faune nourriture et  fourrures

     

    Sans jamais dépeupler le troupeau

     

    Sans jamais user les Eaux

     

    De la mer garderont les frontières

     

    Sans jamais en faire leur cimetière

     

    Sans jamais y décimer le poisson

     

    De l'air se purifieront

     

    Sans jamais y exhaler la pollution

     

    Sans jamais en noircir l'Horizon.

     

     

    Auprès des deux lacs

    Où tu avais enfouis les Artéfacts

    Kawaawaachikaamaach*

    Où dans chacune de nos Kaamaanichaahaast **

    Brûle un rayon de ton Iskutaaw***

    Chiiyaanuw Taapwaayaaihtimuun Kichaataawaaihtimuun****

     





    *Village

    **  Maisons

    ***  Feu

    ****  Nous avons foi en ta Sagesse Ô Esprit du Vent du Nord

     

     

     

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    Vol de nuit, pad

     

    Vas tout là-haut voler dans le ciel

    Accompagner les étoiles

    Qui chaque nuit parcourent la  grande toile

    Allant rencontrer l’Éternel

     

    Vas tout là-haut dans ce noir si froid

    Écoute le son de Sa Voix

    Qui fait vibrer tout au fond de moi

    Les temps oubliés de la Foi

     

    « Ô que Royaume s’ennuie d’un Roi

    Ô Reviens-nous au beffroi

    Ô Éternel, Ô Immortel,

    Reviens sous Ton toit »

     

    Tu trouveras un foyer chez moi

    Humble maison d’autrefois

    Un feu d’amour sans besoin de croix

    Et des jours-bonheurs pour Toi

    « Mon Pays a besoin de Toi »

     

    Pad

    2019

     

     

    Mp3 : vol de l'harfang

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    Aux Sources, fenêtre du temps, pad

    Aux Sources

     

    Sous ces rochers est la terre promise

    Vois dans ces ronces les semis de l'avenir

    Dans ces eaux bleues abreuvent tes désirs

    De ces bois si nobles bâtis-toi une vie

     

    Je t'enseignerai les secrets créateurs

    Te soutiendrai si te visite le malheur

    Quand tu auras façonné le bonheur

    Je t'enverrai ton âme-soeur

     

    N'oubliez pas que l'amour

    N'a de raisons qu'ici bas votre séjour

    J'attends de vous en modeste retour

    Semez la vie sur votre parcours

     

    N'oubliez pas que l'amour

    N'a de saison que le temps de vos jours

    J'attends de vous un modeste retour

    Aimez toujours

     

    Aux Sources, fenêtre du temps, pad

    West-Brome Qc.

     

    On remet trop souvent à plus tard une invitation, une visite par peur un peu de déranger, par peur de se déranger…

    De la terrasse où je parcours quotidiennement des yeux le pays et le monde aux vues de leurs nouvelles et facéties j’admire au loin la chaîne des Appalaches encaissant toute la région aux creux de ses sommets. Ce matin la température n’est ni fraîche et ni trop chaude. Que voilà un jour propice à la marche et du coup j’ai compris qu’aucune peur et excuses n’en supprimerait l’envie. Il est plus que l’heure de briser cette routine urbaine.

    Je parts donc pour ce petit Village de West-Brome, souvent sur ma route mais rarement un arrêt. Aux pieds de sa côte il n’a guère changé à travers les âges de mes années; même son magasin général a conservé le look début du XXe siècle ainsi que sa vieille église de bois. Dans un premier arrêt je visite une amie dont la vie s’est mise en suspend en lui niant presque totalement la conscience d’être… moins de 60 ans et déjà la maladie l’a enserrée dans un mur d’absence. Je jase un peu et partage la fumée avec elle qui ne sait plus que répondre des oui et des non sans que l’on soit certain de leur opportunité; mais je vois dans ses yeux qu’elle cherche un peu ce visage connu aussi rendu flou par le vide d’une mémoire défaillante. Qu’importe, elle sourit et semble heureuse d’une présence; c’est plus que suffisant au citadin pour briser les remparts de sa forteresse. L’heure est venue de partir déranger cette invitation trop longtemps remise et je la reconduis devant sa télévision où pour elle s’écoulera une autre journée non mémorable. Dieu du ciel, elle ne souffre pas en son corps mais fait au moins que son âme ne soit pas solitude et son esprit ne se perde qu’en des parcelles de ton paradis.

     

    Mes amis sont d’abord les amis de la terre et habitent dans la profondeur d’un des rangs du village; encore faut-il se rappeler qu’ici, dans cette campagne bucolique, tout est vallons et monts. Je ne suis guère surpris de randonner ce chemin de terre avec uniquement de chaque côté un paysage de verdure à peine entrecoupée d’entrées menant vers des villas invisibles; aucune âme qui vive à l’horizon. Devant les entrées, une boîte aux lettres numérotées attendant le retour du facteur.

    Voilà! Le 44 c’est ici; derrière la boîte, que des feuillus dévalant la pente en s’esbroufant sous le vent tels des enfants glissant sur une neige imaginaire jusqu’au tréfonds du fossé. Et cette entrée menant Dieu seul sait où qui grimpe comme une échelle appuyée sur un pilier du ciel. Les ‘’quatre chevaux devant’’ ont henni un peu, passé du ‘’trot’’ en première, plantés leurs ‘’sabots’’ dans le roc et finalement montés ‘’le carrosse’’ au pâturage où semble déjà m’attendre au balcon les propriétaires des lieux. Je n’ai pu les prévenir à l’avance car le téléphone ne s’approche jamais de cette nature. Mais la brise de juin leur a parlé et c’est sans surprise qu’ils découvrent le visage du ‘’cocher’’.

    Gilles et Gaétane : l’un perdu de vue dans les sillons du temps et de sa terre depuis les années du primaire, l’autre connu de prénom mais qui aujourd’hui se profile à mes yeux: une épouse au regard chaleureux  et donnant ‘’vie’’ à une famille dont je connais la plupart des enfants ainsi qu’à ‘’tout un monde’’ où le bonheur tranquille se ressource à l’aube des matins. La grande maison de bois et de pierre se fait belle sous le soleil et ne demande qu’à accueillir ce visiteur impromptu. J’ai le sentiment qu’elle pourrait même me parler si un tant soit peu la magie des contes se faisait réalité.

    Trente-trois acres de sol tout en pentes, bois et champs, s’étalent sous mes yeux, aménagés en partie, bichonnés sur trente-trois ans d’amour comme le firent et y vécurent les Loyalistes d’autrefois et les francophones ayant quittés les rives du Grand Fleuve pour défricher ces nouveaux Cantons. Quant à la vue en ce début d’été, elle vous couple le souffle comme si soudain vous chutiez de votre gratte-ciel-cité sans parachute pour amortir votre dépaysement. Ce sont ce que certains immigrés appellent affectueusement les Petites Alpes, aux sommets sans neige éternelle, plus arrondies et verdoyantes comme un pré ou bien aux ocres flamboyants d’automne. Elles vont de tous ces Cantons jusqu’aux États du nord des américains.

     

     

    J’avais dit à Gilles que j’étais amateur de café et c’est devant une tasse bien remplie de ce breuvage fruité au lait de chèvre que j’ai un peu ‘’visité’’ en récit cette Vie près de l’authenticité de mes ancêtres confortablement installé dans la grande cuisine au poêle à bois de sa grand-mère, ronflant doucement sa chaleur aux pieds posés sur le plancher de pierre, tout aux couleurs en gamme de bleu et de mauve léger. 

    Une grande table en merisier de plus de trois mètres s’étire dans la cuisine entre les  comptoirs et les armoires. À trois nous sommes un peu perdus parmi la douzaine de chaises qui en font le tour sagement enlignées. Aujourd’hui les enfants sont devenus presque tous des adultes ayant quitté le nid mais je peux visionner cette ‘’grande tablée’’ des repas comme jadis chez moi autrefois. Toute une Vie émane des murs de cette maison où tout meuble, tout escalier, tout quoique ce soit est issu des mains de l’occupant, même la sculpture.

    Le petit dernier qui n’est plus petit mais un ado bien grand et charpenté, revenu de l’école, se joint à la conversation qui n’est qu’encore plus enrichie.

    Au salon trône un immense foyer aux proportions peu souvent vues; à ses pieds et devant, deux anciennes chaises au siège et dossier tressés sur un plancher en lattes de bois, incrusté dans la pierre y découpant une barque symbole d’un navire sous le vent.

    La barque de St-Pierre me dit Gilles et je ne doute pas un instant que la pêche à la vie fut fructueuse et joyeuse en péripéties; nourrissante au corps et à l’âme.

    C’est le temps d’une marche ‘’Aux Sources’’ et tandis que Gaétane retourne à ses occupations d’avant mon intrusion, Gilles se fait guide pour me dévoiler les beautés secrètes de ce coin d’Éden. Des sources il y en a partout; certaines se font petits lacs où pataugent les grenouilles et truites ensemencées, d’autres coulent vers on ne sait où surgissant de la pierre ou de la terre. L’une en particulier abreuve la maisonnée et cela sans pompe aucune, la gravité étant son moteur. Trente-trois ans d’une retouche humaine à labouré ici un jardin caché aujourd’hui sous un paillis doré au travers duquel pointent déjà quelques semis.

    Là, plusieurs vignes en rangées récupérées des plants abandonnés par les anciens ou apportés par les grands vents. Plus loin, un petit verger et près de son orée ‘’une cache de chasseur’’ pour abattre le chevreuil avant l’hiver. Épars dans le décor quelques sculptures-mains du visage de la Madone où de toute sa personne drapée dans le bois du chêne, de l’érable où autres bois que je ne saurais pas identifier.

     

    Tout au long de ce parcours vers le Grand Cap de roche, un herboriste, Gilles, m’enseigne la connaissance des diverses plantes consommées par les humains avec la nourriture où comme herbages médicinaux. Ne manquent que les champignons des bois qu’il ira cueillir demain.

    Puis le Cap se profile dans le bleu du ciel; il est totalement en pierre de quartz ce qui le rend scintillant comme le diamant. Quelques marches ébauchées nous conduisent à son sommet et l’humble chapelle y dominant tout le paysage, diaporama à 360 degrés. Spectaculaire ! Le rêve de tout peintre. Bien assise sur ses pieux enfoncés dans le roc, l’humilité de la Chapelle la fait plus grande et glorieuse que nature et son petit clocher, comme ses grands frères, de par le lieu, semble toucher la voûte des cieux. À l’intérieur trône un petit autel fait de cette même pierre sur laquelle repose un ‘’petit coffret-de-bois-aux-reliques’’ éclairé par la ‘’Croix-fenêtre’’ dominant le vallon escarpé et offert par quelque pèlerin inconnu venu ici puiser aux Sources, sa Part de Vie et d’Amour que le macadam des villes semblent parfois vouloir ensevelir.

    Pas d’ostentation, pas de clin-clan, pas d’opulence; ce lieu est à l’image de la Vérité, dépouillée de ses siècles de farinage dans les dogmes et interprétations diverses.

    Un jour, me dit Gilles, un ambassadeur arpentait un peu ses mille acres de terre et se réfugia ici, un peu perdu; un hasard fit que j’y vains et après avoir jasé un brin de choses et d’autres je le conduisis chez lui. C’est là qu’il me dit : ‘’ Cette rencontre était prévue et ce lieu ne pouvait être que là pour sa réalisation.’’ Puis un autre jour ce fut une dame que j’y découvris, paisiblement assise, aussi un peu perdue, semblant attendre son guide… ‘’

    À travers un boisée nous retournons à la maison; mais avant, je dois rencontrer les chèvres qui toutes se lèvent la tête pour me dévorer des yeux. ‘’ Les chèvres sont naturellement curieuses’’ et l’une d’elle s’approche de ce nouveau-venu, les yeux scrutant ce personnage; ‘’Les enfants l’ont appelé Mange-tout.’’ ‘’Alors je ne vais pas attendre qu’elle dévore mon gilet’’ répondis-je. Une dernière visite au four à pain devenu érablière en plein air et c’est le retour à la maison.

    Je fais remarquer à Gilles la patine de sa rampe d’escalier (en fait un arbre écorcé) menant à l’étage et comment il avait pu la rendre si lisse et bien arrondie. ‘’ Cette patine, ce sont des fesses d’enfants qui l’ont faites mieux que mes mains auraient pu le faire. ‘’ Je puis facilement imaginer tous les matins cette ribambelle d’enfants glissant du lit et sur la rampe, à la queue-leu-leu vers le petit déjeuner.

     

    Le souper est champêtre et accompagné de ce fameux fromage au lait de chèvre et la conversation se poursuit dans la quiétude de cet air si pur et revivifiant des campagnes. Une sonnerie se fait entendre et je l’ignore sachant que ce ne doit être qu’imagination car le téléphone n’a pas son emprise ici. Elle se  reprend et je réalise que la ville inquiète m’a retrouvé par le cellulaire… il est l’heure de rentrer.

    Je remercie Gilles et lui dit bien de le faire auprès de son épouse allée prendre soin de son jardin et sans doute préparer quelque surprise en cachette pour cette fête des pères qui vient bientôt.

    Au moment de retourner à la ‘’carriole’’, ‘’le voisin-alpiniste’’ arrive dans son 4x4 comme pour prendre ma relève.

    Les quatre chevaux hennissent un peu de dépits d’être tirés de leur gras pâturage, mettent un peu les freins et redescendent la pente sans grand enthousiasme. Sur le chemin du retour le cocher leur laisse un peu la bride, pas pressé lui non plus de retrouver le macadam…

     

    Paul-André

    Juin 2011

    Janvier 2019: - 40 ans de mariage et de vie sur la ferme

    - Le plus jeune est un adulte de 24 ans qui vit à la ville

    - La"dame perdue dans ses pensées" du village a gagné ce ciel espéré pour elle...

    - La carriole et ses 4 chevaux visitent régulièrement ses hôtes

    - Le téléphone s'est incrusté sur un mur pour parer à l'imprévu.


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    Si j'étais, Marine Lou Poeyou & Alain Springer

     

    Si j’étais un nuage/ Si j’étais un soleil

     

     

     

     

     

     

     

    Si j’étais un nuage

     

    Je ponctuerais le ciel

     

    Je serais de passage

     

    Et voisin du soleil

     

     

     

    Si j’étais un soleil

     

    Je veillerais jaloux

     

    Sur ta douceur de miel

     

    Et tes ombrages doux

     

     

     

    Je ferais des pompons

     

    Je m’effilocherais

     

    En gracieux blancs moutons

     

    Je me défilerais

     

     

     

    Je jouerais avec toi

     

    Je te suivrais partout

     

    Mes rayons infiltrés

     

    Dans tes voyages fous

     

     

     

    Si j’étais un nuage

     

    Ombre douce offrirais

     

    Aux gentils amoureux

     

    Qui toujours vont par deux

     

    Sur les bancs des jardins

     

    Dans l’odeur des jasmins

     

     

     

    Si j’étais un soleil

     

    Je serais ton écho

     

    Inverse sans pareil

     

    Etrange alter ego

     

    Et nous serions tous deux

     

    Toi le frais, moi le feu

     

     

     

    Je serais  le décor

     

    Environné d’or

     

    Des oiseaux de la mer

     

    Et de ceux du désert

     

     

     

    Je ferais des merveilles

     

    Dans lesquelles amusée

     

    Tu voguerais pareille

     

    A de libres voiliers

     

     

     

    Les soirs où tout flamboie

     

    En des couchers de soie

     

    Des aubes où le ciel rose

     

    Prend le parfum des roses

     

     

     

    A la fin de mon jour

     

    Je planterais pour toi

     

    Tous mes plus beaux atours

     

    Pour te dire ma joie

     

     

     

    Sous les airs nostalgiques

     

    Des guitares magiques

     

    Pour danser le désir

     

    Près du Guadalquivir

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Marine/ Alain

     

     

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