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     Nusique: Joshua Bell, Je crois entendre encore... Bizet.

    (Toutes les pages ont une barre de son, en haut de l'image; "clic")

     

     paul.andre.ducharme@gmail.com

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  • Psaume des ocres et des ors

     

     

    J’ai le froid en mes os qui suinte l’écume du glacier sur ma peau.

     

     

     

    Ô que tes neiges sont Éternité à ma pensée quand elle dort sous le manteau de ton bouclier sacré. Sous la morsure de tes eaux de pierre, torturé d’une soif de Divinité j’ai enfin trouvé la paix jamais consumée qui détache l’âme des fanges des semis pour la mûrir au soleil de la Vérité.

     

     

     

    Je rêve encore et toujours cet épi miraculeux de Vertu qui fera d’elle l’Immortel. Ô Mer des Genèse souffle les neiges de la Pureté et qu’enfin se dressent au-dessus d’elle les dunes où marchera cet Esprit en quête de sa Lumière.

     

     

     

    < Et dans la nuit tu enjamberas le Temps et les Astres pour atteindre l’Incandescence des glaces.>

     

     

     

     

     

     

     

    Il y a un Peuple assoiffé au précipice d’un lac isolé qui n’a qu’une seule faim : la Liberté.

     

     

     

    Sur ces visages burinés j’ai vu les marques sculptées de la Sérénité tels que les modelèrent les Feux de l’Enfer oints des baumes de l'Olivier. Mal à moi j’ai pensé d'être l’exilé chassé du nid avant même d’avoir franchi le jardin d’érudit.

     

     

     

    Je crus un instant être conscrit à l’ouest du Médit où l’on dit : qui donc voudrait vivre en cet Ici. Pourtant, sondant les regards j’entrevis le Savoir qui se fait le miroir de l’espoir qui lui se fait la glaise d’où sortira l’Essence de Vie qui elle fera symbiose à l’Immortel.

     

     

     

    Peuple des Aurores l’arc-en-ciel de votre Chœur est la voie Lactée de ma quête vers l’Ultime Nudité. Vos Esprits m’induisent et l’Abysse n’est à l'Œil que le Cauchemar au Rêve.

     

     

     

    < Et tu feras classes de la soif et de la faim au désert de l'abysse pour qu'y meurent toutes tes peurs et vienne te sustenter la quiétude de ta destinée.>

     

     

    Qu’importent ce cœur la possession et la jouissance si elles ne sont que pour mieux étoffer la maison de l’infertilité et cet Égo qui s’y abrite en toute suffisance; ce nombril ne peut être que l'attache entre hier et demain, que le tremplin du néant à la Vie pour l’ultime commencement de l’Inconnu.

     Ô que les fruits sont amers quand il ne consomme que pour son seul heurt, qu’il en goûte toutes les saveurs jusqu’à la satiété d’indigestes douleurs du preneur.

     ``Tu trancheras ce Fruit en quartiers pour les donner en partage aux voyageurs tel que toi quêteurs. ``

     

     

    J’ai le Feu en ma tête qui fait de mes neurones un bûcher où se consume le Désir affolé, celui qui attise à partir pour ne plus jamais revenir. Mais qu’y a-t-il en cet Ailleurs qui conduirait au Meilleur ? Faut-il se fuir pour se devenir ? Ah que ce Désiré tire la Conscience dans son insuffisance et sa complaisance !

     

    Combien encore d’amer à traverser, combien d’îles en exil encore à s’ameublir, combien de terres à rabioter l'humanité alors que tout semble consumé; cet Univers ne sera donc jamais consommé, ne saurait me repaître d’Éternité ?

     

     

     

     

    `` Et quand tu seras repus d’Éternité ce ne sera qu’UN repas avant le savarin d’Immortalité… Mais la fin n’a-t-elle aussi une faim? ``

     

      

     

     

     

     

     

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  •  

    Un tout petit ( sur les tables), Yves Drolet

    "Le rêve de Joseph", Gandolfi 1790

     

    Sur les tables  

    Ou l’on esquisse   

    Déjà tant de demain  

    à grand coup de plumes et de peines   

    De tant d’espérances…  

    Portrait dessiné au milieu de la nuit  

    Aux crayons d’azur dans le mirage du rêve  

    Qui se dissiperont inexorablement   

    Aux premières lueurs du jour…

       

    Pourtant on aura dessiné le rêve  

    Ébauché la vie   

    Cogité le monde   

    Adjoignant à l’arc de mes poésies  

    Une autre corde indigne  

    Un autre acte impie   

    Une autre éphémère figure   

    Auquel donnera forme  

    Un autre jour  

    Un autre tour  

    Une autre fois  

    La lune    

    Quand pleine de toutes nos élucubrations   

    Elle aura dérivé pesante vers un demain   

    Qui s’avouera lui-même   

    Fils de nos destins...

       

    Jamais je ne suis né sans rêve  

    Jamais je ne serai sans rêve  

    Jamais je ne serai sans demain  

    Et si la chair est faible l’esprit me retient  

    Et il n’y aura de futur   

    que je n’aurai ébauché de mes mains...  

       

    Sur la table où le soir venant   

    je contemple mes rêves.  

    Il m’arrive parfois de me croire illusions  

    Parfois de me dire que je ne suis qu’un songe  

    Et que tout cela…

    Et pourtant…

    Quand tu pénètres dans la chambre   

    Toi vêtu de toutes les merveilles   

    Nu comme le soleil naissant   

    je sais alors  

    Que le rêve n’est pas   

    ce que je dessine sur ma table  le soir  

    Mais que je sois là   

    Auprès de toi….  

    Et qu’ici est le rêve …

    Et là-bas quelque chose que je ne connais pas…  

       

       

       

    Yves Drolet  

    lundi, 11 mars 2019  

     

     

     

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  •  

    Le pauvre, Yves Drolet

     

    Je ne suis qu'un pauvre  

    Qui pleure les heures

    Qui vont s’égrainant sans demeure

       

    L’astre fuyant

    Au firmament

    Jamais ne s’arrête

    Et meurt dans sa course

    Sans jamais savoir ou il va

       

    L’homme

    Comme l’étoile filante

    Parcours le ciel

    Sans jamais ne rien savoir d’ici bas

    Comme l’homme contemple le ciel

    Sans jamais savoir

     

    Regarder la courbe de nos pas

    Considérer le geste

    Presque téméraire d’être ici bas

    Comprenez que demain n’est pas

    Que jamais il ne vient

    Que jamais il ne reste

    Que ne demeure

    Que l’instant d’évoquer son passage

    Qui ensuite se dérobe

    Et nous laisse sans voix.

       

    Je suis le temps

    Que je te dis toi

    le temps

    Je ne suis que le temps de croire

    Et d’inscrire dans le temps

    Moi

    Je suis

    Et ensuite  cette feuille

    Comme la feuille à l’automne

    je vais reverdir la terre de mes ancêtres…

    et disparaître…

       

    Et si un jour par hasard

    quelqu’un, quelque part

    dans le désert des combles

    et des salles silencieuses

    de ces antres

    ou l’on ensevelit l’espace de livres 

    qui ne disent qu’un passé ailleurs

       

    Si un jour quelque part

    Ces mots refont surface

    Alors de nouveau j’existerai

    Limpide comme le cristal de ma conscience

    Qui ne s’ignore

    Et sait le destin de sa brève lumière

       

    Je suis

    Et ensuite vous m’oublierez

    Pour revenir à votre propre moi..

    Et à votre tour vous répéterai avec espoir

    Je suis

    N’ayant aucune illusion, j’espère

    Sauf celle d’être heureux

    Comme moi

    De l’affirmer  face au néant

    Et d’avoir pu

    Lui arracher une seconde de conscience

    Une seconde de LUMIÈRE

    Et d’avoir ÉTÉ

     

       

       

       

       

       

    YVES DROLET

    mercredi 6 mars 2019

     

    mp3 : eternité

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  • Fuis, Yves Drolet

     

    Paysage d'automne, ciel d'orage - Maurice de Vlaminck (1876 - 1958), peintre français

     

     

     

     

    Fuis 

     

    ton corps est en lambeau  

     

    derrière toi se déchire ce qui reste de tes rêves... 

     

    Décampe  

     

    ne te retourne pas  

     

    coure 

     

    la terre bientôt manquera à tes pieds  

     

    là-bas  

     

    loin... 

     

    le feu déjà te consume  

     

    Ne reste pas là 

     

    avance … 

     

     

     

    Ton corps tombe en lambeau  

     

    il ne reste de toi … 

     

    coure ,coure, coure  

     

     

     

    Tu ne te rendra pas... 

     

    tu mourras au prochain pas... 

     

    .... 

     

     

     

    Mais il te reste l'autre rive… 

     

    .... 

     

     

     

    Tu ne le sauras que lorsque tu y seras 

     

    .... 

     

     

     

    Tu peux cesser de courir tu y es déjà 

     

     

     

    Ton corps t'a laissé 

     

    il ne reste que toi... 

     

     

     

    Et dans le silence que tu ne vois pas 

     

     

     

    prends ton temps 

     

    tu te retrouveras... 

     

     

     

    Yves Drolet 

     

    2019-02-24 

     

     

     

     

     

    Prayer for peace mp3

     

     

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  •  

     

    Ce monde amer

     

     

    Ce monde amer, Yves Drolet

     

    Là-bas coule le fleuve des eaux sales de ce monde amer

     

    Remplis de toutes leurs misères

     

    Toi qui me regarde

     

    Toi qui m’écoute

     

    Toi

     

    Sois

     

    Et ne soit pas acariâtre devant ce qui se dévoile à tes yeux

     

     

     

    Là coule la mer

     

    L’infini immense des êtres et des hommes

     

    L’infini de ce qui est et devrait être

     

    Et qui n’est pas

     

    Et qui ne sera jamais sans toi

     

     

     

    Sois

     

    D’un seul geste

     

    D’une seule foi

     

    D’un seul peuple

     

    D’un seul regard

     

    Car tout passe

     

    Si tu te tiens droit et ne bronche pas…

     

     

     

    Tout est pour celui qui se tient là

     

    Qui ose le geste

     

    Sois

     

    Et ose

     

    L’infini attend ton pas.

     

     

     

    J’ai affronté la pierre

     

    J’ai labouré la terre et elle fut

     

    Et je suis devenu

     

    J’ai contemplé le ciel et l’ai désiré

     

    Et il fut en même temps que moi.

     

    J’ai cru en dieu et il a cru en moi

     

    Et ensemble l’univers fut en même temps que moi.

     

     

     

    Et toi

     

    À ton tour sois !

     

    Ose

     

    Les fleuves de ce que nous avons été s’épuisent

     

    Reste ça et là quelques pierres

     

    Que nous n’avons pu emportés

     

    Nous qui avons cru…

     

     

     

    …..

     

     

     

    Il reste toi…

     

     

     

    Sois et le ciel te suivra !

     

     

     

    Aime le

     

    Il t’aimera !

     

     

     

    …….

     

     

     

    Ne fait comme nous

     

    Nous ne l’avons pas aimé...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Yves Drolet

     

    dimanche 24 février 2019

     

     

     

    fallen leaves mp3

     

     

     

     

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