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    Nous écrivons le Temps, louons le présent, rêvons l'avenir...

     

     

     

     paul.andre.ducharme@gmail.com

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    Promesse, Annie Niguay

     

    Tard d’hier soir

    La mer parlait de toi

    Les vagues parlaient de toi sur le sable effacé

    Et les larmes d’embrun au-dessus des rochers

    Jusque tard d’hier soir en vain je t’ai cherché

    Cent fois j’ai cru t’entendre et cent fois j’ai crié

    En vain ton nom

    Ils sont restés muets tous ces lointains perdus

    Je n’ai pas vu blanchir sur les crêtes mourantes

    La frêle goélette aux voiles d’horizon

    Aucun souffle n’agitait le moindre pavillon

    Le vent dans les haubans avait cessé de geindre

     

    Tu m’avais tout promis

    L’ivresse des grands mâts dans le ciel déployés

    Des voilures plus légères qu’un bruissement de soie 

    Des filets à craquer tissés de fils d’argent

    Sur des morceaux de lune au fond des océans

    Tu m’avais tout promis

    Je t’avais tout donné

    Mon nord mon sud et l’est avec le ponant

    Et l’après et l’avant et Dieu aussi je crois

    Tu as tout emporté

    Et même la boussole et même le sextant

    Partis à la dérive sous un ciel sans haubans

     

    Il ne me reste aux lèvres qu’un sel d’amertume

    Une ombre de lumière égarée dans la brume

    Et des larmes d’embrun accrochées aux rochers

    Et les vagues et la mer

    Sur le sable effacées

     

     

     

     

     

     

     

    Annie NIGAY

      

     

    Annie nous a quitté il y a déjà trop longtemps, mais sa goélette poétique vogue encore dans nos esprits. 

     

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  • Le dernier chant

     

    Le dernier chant (hors saison)

     

     

     

     

    La cathédrale s’est faite toute belle

     

    De fresques nouvelles

     

    Aux couleurs du vin et du miel

     

    En ses vaux et montagnes supportant le ciel.

     

     

     

    C’est grandiose,

     

    C’est l’apothéose,

     

    Une explosion de la lumière

     

    Avant l’hiver.

     

     

     

    Quelqu’un a recouvert le parvis

     

    D’un tapis de feuilles racornies.

     

    On y marche sans bruits,

     

    Toutes oreilles au chant des esprits.

     

     

     

    Il a plu hier

     

    Et de ce parterre

     

    Sous l’ardent soleil des clairières

     

    S’évapore une brume légère.

     

     

     

    Dans ce mirage de grâce

     

    À chaque verrière de la nef se profilent

     

    Des ombres et des visages bienveillants:

     

    Les héros de mes antans.

     

     

     

     

     

     

    Je n’ai pas oublié ces paysages de ta terre

     

    Où mes pas me conduisaient si souvent 

     

     

     

    Je me rappelle chaque pierre,

     

    Chaque rue, la rivière,

     

    De ce village aux deux prières.

     

     

     

    Et plus j’avance en ces lieux d’or,

     

    Et plus je plonge mon regard entre les croisées,

     

    Plus je me sens entouré et sous l’emprise

     

    Des aïeux de mes assises.

     

      

    Au cœur de ces bois

     

    S’élèvent alors nos voix

     

    Pour un dernier chant à la Lumière

     

    Avant la nuit froide de l’hiver.

     

     

     

     

     

    Éloix

    Les vieux papiers

     

     

    Photo : Kinnear’s Mill, Cantons de l’Est, Qc.

    mp3: Gregorian dream

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  • Ode à l'imaginaire

    Imaginaire

     

     

     

     

    Une lignée d’ancêtres

     

    Une Nation sur terre

     

    Tous souvenirs perdus

     

     

    Sous les Chimères de pierre

     

     

     

    Je suis dans un monde endormi

     

    Je suis un Imaginaire

     

    Cendres froides, juste une poussière

     

    Et puis lumière !

     

    Votre rêve

     

     

     

    Je prends vie

     

    Votre esprit

     

    Fantaisie

     

    Mon visage

     

    Vous en créez une image

     

     

     

    Vous peignez les mots

     

    Façonnez propos

     

    Écrivez la toile

     

    Enluminez les étoiles

     

    Les ancêtres se dévoilent

     

     

     

    Maintenant je suis

     

    À travers tous vos vernis

     

     

    Paradis….

     

     

    Poésie….

     

     

    En vie !

     

     

     

     

     

    Une lignée d’ancêtres….

     

     

     

     

     

    Ode pour une amie au long cours d’Imaginaire

     

     

     

    Éloix

     

     

     

    2020-02-19

     

    Poesies en amitiés

     

     

     

     

    Mp3: Dream

     

     

     

     

     

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  • Influence Lunaire

     

     

     

     

     

    Je ne vois qu’un feu noir
    Et des cieux de désespoir.
    Tu as fermé la lumière.
    Ma terre…. Plus rien ne l’éclaire.

     


     -o-

    Je vois une illusion

     Un visage sourit dans ma vision
     Je dois dormir
     Il ne peut qu’être le masque de mon désir


    Je frotte, je gratte
     Ces yeux toujours en nuit
     Mais une main sur mon bras dérape
     Jusqu’à mes doigts qu’elle saisit



    Ouvre les yeux mon ami
     Point n’est de songe
     Je suis bien de ce monde
     Que ton rêve a fait d’ici


    Rappelle-toi:
     On m’a présenté à toi
     Et j’ai vu en ton regard
     Que plus jamais nous n’irions autre part

    Qu'ensemble

    Que là où nous serions il y aurait: deux.
     En toutes ces aires et lieux
     Luirait pour nous un soleil radieux
     Et dans nos cœurs: l’amour de feu



    Pardon,
     Il ne peut être….
     Vous êtes ma quête
     Qui fait galérions
     Dans le monde des illusions
     Obtenant pour guignon
     De ma dormance
     Un centime de romance.


    Vous savez bien
     Que votre Aura
     N’est qu’un canular
     Dans un esprit hagard



    Et pourtant mon ami
     Vois tout autour
     Il est grand jour
     Et toute lumière luit

    Viens! Il est aujourd’hui
     Le matin de nos vies,
     Il n’est point heures au lit.
     Même la seconde est précieuse

    N’as-tu pas cette envie
     D’une longue journée heureuse
     Côtes à côtes blottis
     À errer en notre paradis




    Mais madame
     Comment croire sans façon ?
     Ce paradis est une fiction
     Votre langage est trame


    Tant de fois
     J’ai pris cette voie
     De ce voyage vers la moisson
     De l’amour, de la vie, de la passion


    Tant de foi
     Versée à l’espoir,
     Tant de croix
     Plantées dans l’illusoire.

    Vous seriez là
     Que je ne sentirais ce poids
     Qui en mon cœur
     Fait peser la peur.

    Peur d’un revenant
     M’attirant dans la brume
     Où seules les amertumes
     Ont des jours devant.
     


    Et pourtant mon ami
     Maintes fois vos yeux m’ont vue
     Et votre raison renvoyée
     Sans jamais m’effacer

    Ne sentez-vous pas mon ami
     Combien mon visage vous aimez
     Et la chaleur de cette main que vous tenez ?
     Allez! Cessez votre refus

     

     Partons!
     Je vous suis aliénation.

    Créature de mon désir ou Esprit

     Vous tenez dans vos mains ma vie.


    Paul-André

     

    2020-02-19

     

     

    MP3 : … de mon adolescence :O) : All I have to do is dream (Everly Brothers)

     

     

     

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    Fleurs de février, Bernadette Regnier & pad

     

     

     

    Nos 15 ans qui ont fait débuter cette belle histoire entre nous

     

    Toutes les années partagées en bonheurs et parfois tristesses

    Pour les liens qui sont solides, résistants au temps

    Mais tout est mystère, tout est trésor de vie

    Il suffit parfois d'un petit rien de rien

    De quelques mots écrits à l'encre de ces 15 ans

    Papier bleu léger comme une feuille

    Qui dans tous ses élans traverse les mers

    Il suffit parfois de quelque rien


    Tout est léger comme l'air

    Caresse comme une rose de cette nature qui revit sans fin

    Sommes-nous près ou loin de tout espoir?

    Nous avons traversé le temps, nous égrenons la vie


    Secondes, minutes, sommes-nous près ou loin

    Sommes-nous dans ce roulis sans fin de cet océan qui nous sépare?

    Je suis fille du printemps, et toi automne dans tous ses feux et rêveries

    Il y a toujours un rêve qui veille

    Pour toi, pour moi


    Dans un hiver qui ne porte que le nom, à part tempêtes et pluie,

    La neige ne nous aura pas visités

    Je te souhaite le meilleur de la vie,

    Toutes mes pensées vont à toi


     


    Bernadette Regnier

    2020-02-14


     


     

     

    Dans ma boîte à souvenirs

    Sur des feuilles de soie bleue

    S’écrit encore et encore

    Une histoire sans fin

    Qui débute très loin dans le temps

    Dont l’encre ne pâlit jamais

    Dont le récit innove constamment

    Dont les héros ne vieillissent plus


     


    Tellement de pages à ce livre

    Qu’il est impossible de numéroter

    Sans voir défiler toutes ces années

    Passées à rêver, écrire leurs désirs

    Des milliers de traits de plumes

    Des milliers de phares au travers des brumes

    Tellement de pages

    Transportées dans cette boîte

    Par le courant du levant


     


    Et la boîte magique

    Qui fait toujours place à l’arrivant

    Jamais ne relie le livre

    Pour que l’histoire vive au chapitre

    Du présent constant


    Toi printemps

    Moi automne

    Toi qui redonne vie aux arbres et aux fleurs

    Moi qui fait de leur ramure des feuilles d’or

    Et des fleurs un pré de pourpre

    Jamais livre n’aura eu autant de couleurs

    Jamais récit n’aura écrit autant de bonheur


     


    Sommes-nous près

    Sommes-nous loin

    Ces eaux n’éloignent pas les pensées

    Qui n’ont cesse de se rapprocher

    Que sont quelques années

    Quand les paroles sont éternité

    Quand les papiers refusent de s’effacer


     


    Dans cet hiver qui se dissipe

    Un foyer reste allumé

    Diffusant les flammes

    Des mots du cœur


     


    Le meilleur est avenir

    Dans ma boîte à souvenir

    Il y a encore place pour tout dire


     


    Pad


    2020-02-17


     


    Mp3 : unseen affection

     

     

     

     

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