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     Nusique: Joshua Bell, Je crois entendre encore... Bizet.

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     paul.andre.ducharme@gmail.com

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  • Dans mon jardin... deux chaises, Bernadette Regnier

    Dans mon jardin

     

     

     

     

    Deux coins de rêves me font voyager

     

    Parcourir les chemins d’un pays :

     

    Mon petit coin de terre

     

    Et là où ma pensée s'envole

     

    Faut-il toujours rêver pour que dure ce long cheminement qui est mien?

     

    Allons voir si la rose à peine éclose

     

    Donne déjà son doux parfum  enivrant au petit jour  

     

    Le soir venu quand toute cette végétation se repose

     

    La fée Pirouette danse dans les nues

     

    Cette année la saison est bien capricieuse

     

    Change vite selon ses humeurs

     

    Les orages fréquents font danser les fleurs

     

     

    Quelques mots pour lui

     

    Qui tout au long des années a toujours été présent

     

    À toi qui est là

     

    Porté par tes pas

     

    Il y un siècle, une éternité

     

    J'ai très envie de dire : merci d'être là

     

    D’être toi en tristesse ou en sourires

     

    En prudence ou en soupir

     

    Merci d'être là

     

    Qu’importe les pourquoi

     

    De l'élan qui te porte à moi

     

    Merci à toi, Merci d'être là

     

    Et si ton paysage devenait moins joli

     

    Que ta pensée vienne prendre place sur l'une de ces petites chaises

     

    Alors nous serons deux à rêver

     

     

    Bon été à toi où que tu sois

     

     

     

    Bernadette Regnier

     

    2019-06-22

     

     

     

    MP3 : Tristan Lohengrin : Sanctuaire paisible

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  •  

     

    Le parapluie et Le Sans Nom, Yves Drolet

     

     

    le sans nom

       

       

    Comme mes textes

    il était sans nom

    sans visage

    sans gîte, ni demeure

    sans adresse je suppose

    et sans rien pour payer son café

    qu'il venait me quémander tous les jours...

    que je lui offrais

    sans demander de questions..

       

    il me laissait des fois quelques sous et disparaissait....

       

    je l'aurais reconnu partout

    il avait quelque chose de singulier ,

       

    un je ne sais quoi qui faisait de ce sans abris

    un personnage fumeux, invraisemblable

    et certainement hors de l'histoire

    plus grand et autre que nature...

    il était quelque chose d’autre

    comme je n'en connaissait peu ou pas...

       

    il était venu un jour comme ca

    alors que j'étais assis sur le bac du parc

    a prendre de mon thermos ma tasse de café..

    oh! il y en avait bien pour une tasse ou deux

    que je me faisais le matin

    en me disant que je ne savais pas ou me mènerais ma journée …  

     

    et cette journée là

    je n'avais pas hésité à offrir à cet étranger un peu de mon breuvage..

       

    il me sourit

    bu gentiment savourant chaque goutte de ce café

    qui n'était pas toujours bon

    trouva dans son manteau rapiécé un sou ou deux

    que je lui refusais mais il les laissa là et reparti.

       

    un sou ou deux...un sou

    vous savez parfois

    il est des sourires

    des sourires ...

    et de le voir ainsi boire mon mauvais café

    que je me faisais toujours trop tard

    à la dernière minute avant de partir

       

    un sou ou deux pour un mauvais café

    et me laissa quelque sous

    pour ma tasse

    ou le peu du reste de ma tasse de café

    j'ai refusé ses sous

    j'ai insisté

    je n'ai pas voulu trop en mettre pour ne pas l'offusquer

    comme il y tenait

    je ne dis rien et le laissai partir…

     

    ce n'était même pas le prix d'un café

    mais je crois qu'il ne voulait rien devoir à personne ….

       

    cet après-midi là

    quelqu'un dans la rue

    me tendit la main pour un café.

    je l'ai regardé mais ce n'étais pas lui..

    Alors j'ai sorti de mes poches

    plus que le prix d'un café et je les lui ai donné...

    sans rien ajouté, sans rien lui dire

    sans rien remarqué

    et j'ai continuer mon chemin

    en me disant que demain matin

    demain je me ferai un bon café

    et j'en mettrai dans mon thermos...

       

    et le lendemain matin

    je me suis fais un bon café et

    je suis allé le prendre au parc

    où il est venu me rejoindre et me demanda si...

    je lui ai offert une tasse de mon café

    de nouveau il sorti de son manteau quelque sous

    que j'acceptais sans rien dire .

    Et il est parti sans demander son reste...

     

    nous nous somme fréquenté ainsi quelques jours

    autour de ma tasse de café matinale

    et un jour il n'est pas venu .

    plusieurs jours encore j'ai continuer à prendre mon café au parc..

    en espérant… mais il n'est jamais réapparu.

       

    et j'ai continuer ma petite vie tranquille

    petite, bien petite croyez moi..

       

    je n'ai jamais vraiment parler de cette histoire

    parce que voyez vous ,

    ca m'a pas pris tant de temps à comprendre

    je ne lui ai jamais fait la charité d'une tasse de café

    mais que lui

    tous les jours m'a offert un rayon de soleil...

       

    je ne sais ce qu'il est devenu...

    je ne sais qui il était

    je sais juste que je suis heureux

    qu''en ces jours là

    lui soit venu m'offrir un rayon de soleil...

       

    et aujourd’hui

    quand quelqu'un me tend la main pour un café

    je fais en sorte de lui rendre plus que le prix d'un café

    mais j'espère aussi

    celui d'un rayon de soleil.  

     

    Yves Drolet  

    2019-05-30   

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  •  

    Les Adieux... Fenêtre du temps.

     

    Comment te dirais-je adieux

     

    Je ne le peux, ne le veux

     

    Notre temps se défile

     

    Je ne puis lui être docile

     

    Te quitter dans le désespoir

     

    D’un banal Au Revoir

     

     

     

    Écoute le Grand Orchestre

     

    Dans la Salle de Bal illuminée

     

    Aux lumières d'affection et tendresse

     

    Il y fait charmes alanguis et voluptueux

     

    Retournons danser jusqu’à tomber

     

    Sur la couche de nos désirs, de nos vœux

     

     

     

    Non ! Ne me dis pas ! Je ne le peux pas.

     

    Pourquoi accepter le trépas

     

    On peut vivre notre voie

     

    Écouter notre voix

     

    Nos cœurs qui disent tout bas :

     

    L’amour qui passe ne revient pas.

     

    Regarde cette mer

     

    Faisons d’elle notre terre

     

    L’île flottante de notre  bonheur

     

    L’asile de nos ardeurs

     

    Quittons à jamais ce port qui vient

     

    La dérive est notre chemin

     

    Ne laissons pas les nuages

     

    Noyer la destinée

     

    Que notre rencontre a créée

     

    Vous ne l’avez point voulu

     

    Seul voyage était mon but

     

    En vain, à mon cœur défendu

     

    J’ai baissé les bras à notre imprévu

     

     

     

    Je vois dans vos yeux la flamme

     

    Pour elle et eux je perdrais mon âme

     

    Et que ce Dieu me pardonne

     

    Si l’éclair en moi qui tonne

     

    Me fait laisser derrière

     

    Tout ce qui m’est hier

     

     

     

    L’on croit, l’on croit oui

     

    Que tout est défini

     

     

    S’il était ainsi

     

    Que je ne puisse être en notre vie

     

    Atteindre nos demain, nos aujourd’hui

     

    Je ne serais pas ici, vous aussi

     

    Rien n’est tout dit

     

    Tout est simplement en devis

     

     

     

    J’ai mal Madame, mal de peur

     

    Si pour mon plus grand malheur

     

    Vos larmes perles étaient la douleur

     

    De se quitter demain à bonne heure

     

    Dites-le Madame, sans craindre le bonheur

     

    Notre renaissance sera ce bateau vapeur

    Je ne serai pas votre maître

     

    Et vous, pas ma maîtresse

     

    Je ne vous serai que tendresse

     

    Vous serez mon allégresse

     

    Jusqu’à en périr

     

    Jusqu’à s’épuise l’avenir

     

     

     

    Il est temps Madame de me dire

     

    Ne me faites plus languir

     

    Vos lèvres sont tous désirs

     

    Vos yeux ne peuvent mentir

     

    Prenez la main de notre destin

     

    Je serai en lui votre gardien

     

    Voyez Madame cette lumière

     

    Venant du ciel, coulant en mer

     

    N’est telle pas le présage

     

    À l’abandon bien sage

     

     

     

    Allons au Bal Madame

     

    Y brûler d’amour

     

    Cœurs et âmes pour toujours

     

    pad

     

     

    MP3: Healing Winds.

     

     

     

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  •  

     

    Renée-Jeanne Mignard

    Le Clown.. René-Jeanne Mignard.

    Le Clown

     

     

     

     

     

    Sous le grand chapiteau d'un cirque de province,
    Pailleté, embrasé par l'or des projecteurs,
    Au milieu de la piste, une silhouette mince
    Attire le regard de tous les spectateurs.

    Crâne de carton peint, touffe de cheveux roux,
    Gros nez rouge d'api et pommettes vermeilles,
    Bouche cernée de blanc fendue jusqu'aux oreilles,
    C'est Monseigneur le Clown qui paraÎt devant vous.
    Un pantalon trop long plisse sur ses chevilles.
    Du veston étriqué aux revers bien trop grands
    S'échappe un vieux foulard, misérable guenille,
    Qui jusqu'à ses genoux pend lamentablement.

    Ses souliers sans lacets baillent de la semelle
    Et le font trébucher sitôt qu'il fait un pas.
    Le joli numéro qu'il vient de faire là !
    Il sait jongler, siffler, jouer du violoncelle,
    Du cor, de la trompette et du bandonéon,
    Fait de l'acrobatie sur un petit vélo,
    Maintient en équilibre un énorme ballon
    Qui bondit drôlement sur un mince jet d'eau.

    Il casse des assiettes et fait le grand écart.
    Roulement de tambour, voici l'apothéose,
    Et quand dans un grand cri, tout le public explose,
    On lit dans ses yeux doux alourdis par le fard
    Beaucoup d'étonnement et de reconnaissance,
    Comme s'il s'excusait d'être tant applaudi.
    Puis il quitte à regret les grands et les petits,
    Sur un dernier accord, un dernier pas de danse.

    Merci, Monsieur le Clown, Auguste attendrissant.
    Qu'à l'usure du temps, ton étoile subsiste.
    Nous pourrons rire encore à tes jeux innocents.
    Et jusqu'à te revoir, salut ! Salut, l'artiste 
    !

     

     

     

     

     

     

     

    Renée-Jeanne Mignard

     

    (c)

     

     

     

     

     

     

     

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  • Marguerite et Papillon...pad.

     

    Ce n’est qu’un tout petit grain

    Qui sous la neige des hivers

    N’attend que son destin

     

    Ah! Se dit-il

    Combien d’autres glaces passeront

    Avant que je ne sois bourgeon

    Qu’éclose mon cœur

     

    J’attends depuis si nombreuses saisons

    Que j’en ai presque passé l’âge de raison

    J’ignore encore ce qu’est le bonheur

     

    D’amour j’ai bien eu quelques chagrins

    Mais ce ne fut que des crachins

    Vivement passés aux hier

     

    Déjà presque avril

    Toujours du Grand Amour nubile

    Ah… misère

     

    Mais le printemps tisse lentement sa toile

    Sur les jours froids sans étoiles

    Le givre fond, fond

    C’est en ce temps de renouveau

    Que le ciel bleu dit à pucelle

    Sort ton museau

     

     

     

    Qui donc m’éveille

    Est-ce toi hirondelle

    Ah Azur! Tu es si beau

     

    Petit grain décide qu’est venu le temps

    Ce sera ce printemps!

    Ou que je meurs en cet an

     

     

      

    Ah qu’elle est belle!

    Dit le soleil

    Et Marguerite merveille

     

    Sous l’admiration

    D’un papillon

    Butinant sur son cœur

      

      

    Et ses pétales s’illuminent

    De la Lumière des Anges

    D’émotion elle scintille

     

    Et Papillon de butiner, butiner

    Déposant ici et là mille baisers

    Et Marguerite d’être toute transe

     

    Ah! C’est Toi le Grand Amour

    Ta tendresse est de velours

    Sustente-toi de mon désir

     

    Mon cœur est ton nid

    Mon âme est ton lit

    Par toi je donnerai la vie

     

      

    Et mai passe

    Et juillet trépasse

    Marguerite dore à l’été

      

      

    Et Papillon butine, butine

    Semant dans les bois et les prés

    Les embryons de demain

     

    Si tout va bien

    Ils sonneront les matines

    D’un millier de grains

     

    Quel mois d’août chaud

    Reposons-nous veux-tu

    Je ménopause crois-tu?

     

    Et septembre de venir

    Et d’octobre refroidir

    Ah! Comme notre nid est beau

     

    Et Marguerite de blanchir, blanchir

    Et Papillon de vieillir, vieillir

    Mon Amour… toujours?

     

    Je n’ai plus à voler

    Je n’ai plus à semer

    Notre œuvre est achevée

      

      

    Dans ton cœur est ma demeure

    Dans ton âme est mon éternel

    L’hiver peut revenir, j’ai le Grand Bonheur

     

    Et Marguerite de perdre sa robe

    Aux gelures de novembre

    Devenant poussière en décembre

     

    De son amour privé

    Papillon rend l’âme

    Pourquoi attendre… 

     

    Ce ne sont que tous petits grains

    Qui sous la neige des hivers

    N’attendent que leur destin

      

      

    Paul-André

     

     

      

     

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