• Marguerite et Papillon...pad.

    Marguerite et Papillon...pad.

     

    Ce n’est qu’un tout petit grain

    Qui sous la neige des hivers

    N’attend que son destin

     

    Ah! Se dit-il

    Combien d’autres glaces passeront

    Avant que je ne sois bourgeon

    Qu’éclose mon cœur

     

    J’attends depuis si nombreuses saisons

    Que j’en ai presque passé l’âge de raison

    J’ignore encore ce qu’est le bonheur

     

    D’amour j’ai bien eu quelques chagrins

    Mais ce ne fut que des crachins

    Vivement passés aux hier

     

    Déjà presque avril

    Toujours du Grand Amour nubile

    Ah… misère

     

    Mais le printemps tisse lentement sa toile

    Sur les jours froids sans étoiles

    Le givre fond, fond

    C’est en ce temps de renouveau

    Que le ciel bleu dit à pucelle

    Sort ton museau

     

     

     

    Qui donc m’éveille

    Est-ce toi hirondelle

    Ah Azur! Tu es si beau

     

    Petit grain décide qu’est venu le temps

    Ce sera ce printemps!

    Ou que je meurs en cet an

     

     

      

    Ah qu’elle est belle!

    Dit le soleil

    Et Marguerite merveille

     

    Sous l’admiration

    D’un papillon

    Butinant sur son cœur

      

      

    Et ses pétales s’illuminent

    De la Lumière des Anges

    D’émotion elle scintille

     

    Et Papillon de butiner, butiner

    Déposant ici et là mille baisers

    Et Marguerite d’être toute transe

     

    Ah! C’est Toi le Grand Amour

    Ta tendresse est de velours

    Sustente-toi de mon désir

     

    Mon cœur est ton nid

    Mon âme est ton lit

    Par toi je donnerai la vie

     

      

    Et mai passe

    Et juillet trépasse

    Marguerite dore à l’été

      

      

    Et Papillon butine, butine

    Semant dans les bois et les prés

    Les embryons de demain

     

    Si tout va bien

    Ils sonneront les matines

    D’un millier de grains

     

    Quel mois d’août chaud

    Reposons-nous veux-tu

    Je ménopause crois-tu?

     

    Et septembre de venir

    Et d’octobre refroidir

    Ah! Comme notre nid est beau

     

    Et Marguerite de blanchir, blanchir

    Et Papillon de vieillir, vieillir

    Mon Amour… toujours?

     

    Je n’ai plus à voler

    Je n’ai plus à semer

    Notre œuvre est achevée

      

      

    Dans ton cœur est ma demeure

    Dans ton âme est mon éternel

    L’hiver peut revenir, j’ai le Grand Bonheur

     

    Et Marguerite de perdre sa robe

    Aux gelures de novembre

    Devenant poussière en décembre

     

    De son amour privé

    Papillon rend l’âme

    Pourquoi attendre… 

     

    Ce ne sont que tous petits grains

    Qui sous la neige des hivers

    N’attendent que leur destin

      

      

    Paul-André

     

     

      

     

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  • Commentaires

    1
    Bernadette R
    Vendredi 31 Mai à 11:15

     Comme j'aime ce papillon et dame Marguerite  dans ce printemps ils donnent l'esprit d'évasion....

    Merci Pour ce rêve cher Paul-André.

     

    2
    Samedi 1er Juin à 13:52

    Ils sont à l'image de deux êtres et l'histoire d'un merveilleux printemps, un été magnifié par l'amour, d'un sentiment comblé.

    Merci Bernadette.

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