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    Fenêtre du temps

     

     

    Dans quelques heures nous quitterons ce refuge pour se joindre à nos familles dans les festivités de Noël et du Nouvel An.

     

    La session d’automne fut riche en évènements de toutes sortes et mêmes les études nous ont comblés d’intérêt; le succès des examens est encourageant pour la session d’hiver. Il n’y a pas que les matières académiques que l’on apprend ici… Il y a aussi la vie en groupe, l’apprentissage du partage et grandir vers un monde adulte, il y a la spiritualité aussi. Toutes ces connaissances ne s’acquièrent qu’une fois dans la vie. Il faut savoir être présent et engranger le savoir.

     

    Surtout : il faut savoir découvrir le bonheur dans chaque journée qui passe; bonheur rempli de petites choses qui marquent et titillent le cœur, l’âme.

     

    Fenêtre du temps Cadet (pad)

     

     

    Dans cette soirée de veille j’imagine un bon feu brûlant dans un foyer à mes pieds. L’hiver et ses froidures est à la maison et je peux sentir en mon fort intérieur sa chaleur et sa langueur. J’ai la tête à la rêverie comme à chaque période des Fêtes de fin d’année. J’ai vraiment aimé cette session où être heureux est une découverte, presqu’un rêve justement.

     

    Pour mieux plonger dans ces rêveries, j’ouvre le cahier des jours que je tiens. Avec surprise, une enveloppe en tombe; aurais-je oublié de la poster? Il semble que oui. Précieusement j’en décolle le scellé, déplie ses feuillets et découvre qu’elle t’est destinée.

     

    « Bon me dis-je, c’est le temps de corriger les fautes. »

     

    Et me voilà emmitouflé dans ma rêverie du soir, toujours devant ce feu imaginaire.

     

    « …

     

    Il manque une chose, une personne, à ce bonheur dont je parlais : toi.

     

    Aussi vais-je ajouter à ma lettre ce que l’autre disait

     

    Tout cet automne quand la nostalgie me prenait, c’est à toi que je pensais.

     

     

     

    Oh je n’étais pas triste dans ma pensée, je nous revoyais marchant côte à côte au parc par une soirée chaude de l’été. En regardant par la fenêtre de ma chambrée le grand champ devant se transformait et de ci de là s’allumait les lampadaires, s’illuminait la fontaine, s’entendait la douce musique des grillons et le babillage de la chouette. Peu de mots se disaient entre nous car on n’avait nul besoin de dire le bien-être d’être ensemble.

     

    Nos paroles se résumaient bien souvent par de simples soupirs et quand d’office leurs sons se faisaient entendre nous échangions sur notre quotidien, demain, l’avenir.

     

    J’avais bien une petite larme dans cette évasion automnale : celle de n’avoir pu randonner avec toi sur le tapis des feuilles tombées. Tu te souviens que nous cherchions les plus grosses, les plus colorées, pour les faire sécher et placer entre les pages de notre cahier? Tu te souviens aussi de cette mèche de cheveux que tu avais placée dans le mien? Elle y est encore, elle y sera tant que durera sa longévité.

     

    Que de belles aventures nous avons vécues, que nous vivrons encore.

     

    Jamais mes pensées pour toi ne seront étouffées par la distance, le temps, les années. Quand elles sont près de toi, je me sens heureux et libre; libéré de tout joug. Je sais, nos routes divergeront peut-être, mais je saurai toujours te retrouver dans la fenêtre du temps. »

     

    Voilà ce que cette lettre te disait et plus encore dans le silence des mots.

     

    Dans ces dix jours de fin d’année les festivités ne commenceront vraiment que lorsque je te verrai et nous pourrons marcher côte à côte sur le blanc tapis de neige. Je te remettrai alors ce courrier écrit avec l’encre du cœur.

     

    24 décembre, 10 AM.

     

    Nous partons vers nos familles.

     

    (Cadet-pad)

     

    Musique: Do you live, do you love

     

     

     

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    Ombre et Lumière

     

    La musique vous l’a dit, ce soir je suis un peu plongé dans le maelstrom des sentiments. Je cherche un peu de soleil en mon âme mais seule une pauvre lune est au ciel gris.

     

    Ce soir mes pensées vont à la dérive sur un lac aux eaux glauques et noires.

     

    Je ne sais trop le pourquoi…. Pourtant je le sais.

     

    Tant d’évènements se passent autour de nous, tant de gens se joignent à nous au cours d’une vie, tant d’années passent et parfois on en arrête la pellicule sur un visage, une personne chère que nos yeux fixent en évoquant tant de rêves, de merveilleux intense, brûlant de lumière de feu.

     

    Tant d’évènements s’entrechoquent dans leur cours qu’il devient impossible de les rappeler tous à son souvenir. Combien de désirs écartés, combien de chagrins noyés dans les larmes de l’abandon d’un avenir qu’on ne connaîtra jamais. Combien de vies faudrait-il vivre pour parcourir tous ces chemins qui s’offrent à nous.

     

    L’Homme n’est pas éternel et toutes ces voies qui conduisent à la réalisation de soi, face à celle que l’on a choisie ne reviendront jamais à la croisée de nos pas.

     

    Certaines, empruntées de quelques pas hésitants étaient si attrayantes, certaines devaient possiblement être marchées plus tard quand le temps en serait venu. A-t-on trop attendu ? Aurait-on du ? On ne revient jamais vers l’arrière mais la curiosité reste au présent. On s’en accommode afin de pouvoir continuer d’avancer vers la fin de notre route.

     

    Et ces gens, ces êtres chers qui se joignirent à nous au long des ans apportant un peu plus chaque fois de cette lumière de feu en nos coeurs. Ces dieux qui bénirent les liens d’amour et d’amitié pourquoi maintenant cherche-t-ils à les effacer dans l’oubli.

     

    Combien sont partis, disparus de notre mémoire photos ou là devant nous sans qu’on puisse à nouveau marcher à leur côté, main dans la main, épaule contre épaule. Pourtant ils ont encore besoin de nous, de notre soutient et nous nous languissons de leur soutien à eux, de leur sincérité.

     

    Rien ne rattrape ce qui est derrière, mais…

     

     

    Ce soir

     

     

    Je voyage dans l’Ombre et la Lumière.

    Musique : Light & Shadow de Judy Esther

     

    Ce soir… ce soir je ne vois plus la Lumière

    Ce soir… ce soir je ne vois que le noir

    Oui le noir

     

    Ce soir… ce soir je traverse le tain

    Ce soir… ce soir je marche le destin

    Le destin

     

    O Dieu… O Dieu où sont passées les voies

    O Dieu… O Dieu la croisée de tes croix

    Oui tes croix

     

    O Dieu… O Dieu ne m’enlève pas mes rêves

    O Dieu… O Dieu ne m’enlève pas mes frères

    Oui mes frères

     

    Ce soir… ce soir je ne vois plus la Lumière

    Ce soir… ce soir je ne vois que le noir

    Oui le noir

     

    Pad

     

     

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    Carnaval

     

     

    • Dans quelques heures ce sera ton anniversaire

    • Les années passent trop vite et parfois on arrive plus à les compter.

    • Oui, elles s'accumulent mais ce n'est pas important.

    • La jeunesse est dans le cœur et les bonheurs vécus,

    • Les jours de soleil et ceux à venir garderont ton sourire.

      Alors, tu viens partager avec moi "Un carnaval d'été" comme ceux que tu as connus autrefois ?

       

      Te rappelles-tu ces vacances au bord de l'Atlantique? Là où tes rêves d'adolescente se laissaient bercer par le ressac des vagues.

       

      Te rappelles-tu ces longues marches sur la plage, tête dans les nuages, cœur au vent du large.

       

      Te rappelles-tu cette impression d’être hors le temps transportée ailleurs en un lieu d’amours silencieux ?

       

      Te rappelles-tu cette voix floue disant que jamais tu ne serais seule sur ta route, accompagnée toujours.

       

      Te rappelles-tu ces kermesses dans les villes et villages où la soirée se terminait par des danses en agréable compagnie.

       

      Te rappelles-tu la chaleur de ces étés, emblèmes de ta naissance.

       

      Te rappelles-tu la candeur et la pureté de ces premiers amours d'un jour, d’un soir, de toutes ces étoiles dans tes yeux.

       

      Te rappelles-tu tous ces bonheurs ? Que dire alors de ceux à venir qui seront encore plus heureux.

       

      Les plus beaux Carnaval sont en août.

      Viens, on va partager la dernière valse de l’été afin que je puisse revoir les étoiles briller dans tes yeux.

     

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  • Pour ne pas oublier... Bernadette

     

    Pour ne pas oublier

     

    Vivre nos heures, nos pensées

     

    Je t'envoie quelques fleurs modeste envoi

     

    Parfum du cœur

     

    Comme dans une chanson d'autrefois...

     

     

     

    Pour ne rien oublier

     

    Quelques notes de musique

     

    Parfois la musique d'hier accroche les mots

     

    Des mots assis sur un piano

     

    Comme une musique d'autrefois.

     

     

     

    Pour ne rien oublier

     

    Hier le rendez-vous 3h15 Place d'Italie, ne pas oublier…

     

    Promesse donnée dans le vent de fin d'été

     

    Le vent tourne les pages des écrits

     

    Et si on aime les roses fanées, l'odeur des foins coupés, les idées du temps passé.

     

     

     

    Pour ne pas oublier....Ne rien oublier…

     

    Hier, aujourd'hui, demain…

     

    Nous sommes ruisseau, rivière, torrent, océan, vague, calme tempête…

     

    Inséparables au-delà de l'océan

     

     

     

    Bernadette ©

     

     

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    Marée de souvenirs, Marielle Turmel

     

    Marée de souvenirs, Marielle Turmel

     

         
     
     

     Musique: Gone times.

     

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