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    Lettre à toi, éloix

     

     

     

    Si je me décidais à t’écrire... Oui, si je me décidais.

     

     

     

    J’en aurais des choses à te dire, te dirais tout; du début à la fin.

     

    Mais je ne sais plus où est le début, ni la fin; aussi vais-je t’écrire, pêle-mêle :

     

    Il y a plusieurs formes d’amour en ce monde : l’amour des choses telle cette trottinette emportée par la crue du printemps; premier chagrin d’amour d’un tout jeune enfant.

     

    La vénération d’une photo que le temps a si jaunie qu’on ne distingue plus l’objet, le visage; triste abandon d’un pan d’histoire où n’avait place que le rêve, le désir et l’insouciance. Quand saurons-nous que l’amour ne se photographie pas.

     

    Le « souvenir », toujours répété dans notre mémoire ou nos rêves d’instants intemporels, vécus un jour, revisité en variances; film dont la pellicule ne se brise jamais si ce n’est les trous de mémoire qui s’y incrustent pour en changer l’histoire.

     

    La maison d’une vie… est-ce celle où l’on passe son enfance, son adolescence ou bien celle qui ne fut qu’une courte vacance hors famille, hors monde. Mais peut-être est-ce celle où l’on a élevé son propre enfant; sa mère et la maison. L’amour de partager une vie, de donner la vie.

    Certains disent qu’on aime dans la foi… Est-ce celle qui suintait des cloîtres de la Grande Maison ou bien la vénération des « êtres » dont on dit d’eux qu’ils en sont l’origine.

     

    C’est un amour silencieux, sans discussion, sans prétention du tout savoir, de l’unicité.

     

    L’amour, elle est partout dans ce « début à la fin »; tout dire… Mais c’est si mêlé en tout et à tout.

     

    Alors, je ne peux te conduire plus loin dans ce dédale d’écriture; mais je peux te chanter :

     

    « Le vent me souffle un air de printemps; et mes yeux s’embrument, percent les ombres des sans temps. Je revois des visages et des amours promis un mille ans. Que des lumières, que des je t’aime, que des nuages bleues à l’horizon de la vie. Et je t’aime que tu sois rêve ou être…. 

    Le vent me souffle un air de printemps…percent les ombres des sans temps... il y a des visages de l'amour, promesses d'un mille ans... des je t'aime pour un rêve, un être. »

     

    Éloix

     

    Musique : Lettre à toi, Tina Guo

     

     

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